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La pâtisserie nationale du premier matin d'Eid : sa mie d'or safrané, parfumée à la cardamome verte et à l'eau de rose, parsemée de graines de sésame, accompagne obligatoirement la qahwa cérémonielle des matinées de fête.
Le plat-roi des mariages koweïtiens : un agneau entier ou demi-agneau farci de riz basmati safrané, coiffé d'amandes et pignons, servi sur un plateau d'argent communal de 80 cm où plongent les mains de la famille en cercle — geste de partage bédouin millénaire.
Le machboos koweïti — plat national reconnu, riz basmati safrané et viande mijotée à la koweïtienne, accompagné d'un daqoos rouge piquant qui réveille chaque bouchée et signe l'identité du Golfe.
Le ragoût d'âme du Koweït — agneau confit au loomi noir, courge rouge, aubergine fondante, et fines galettes de pâte déchirées à la main qui boivent le bouillon comme un linge sa lessive.
Le ragoût d'hiver des grand-mères koweïties — agneau fondant, légumes du souk Al Mubarakiya, et fines feuilles de pâte rouqaq qui boivent le bouillon ambré au curcuma et baharat.
Le plat-totem des familles côtières koweïties — riz basmati ambré au curcuma et baharat, crevettes royales du Golfe (rubyan) saisies au beurre clarifié, hawayij d'oignons frits Bombay-style et loomi infusé.
Le petit-déjeuner-fétiche du Ramadan koweïtien — vermicelles dorés au safran, parfumés à l'eau de rose et cardamome, couronnés d'une omelette nature qui tranche sur le sucre.
Le bonbon doré du Ramadan — petites boules de pâte levée à la cardamome et au safran, frites en pluie d'or, plongées chaudes dans le dibs al-tamr (sirop de dattes), à manger brûlantes-fraîches à la pause iftar.
Le cordial pourpre de Manchester (1908) devenu sacrement koweïtien : sans Vimto à table, pas d'iftar — la goutte qui rompt le jeûne avant les dattes elles-mêmes, dans certaines familles.
Le carburant national koweïtien — thé noir bouilli jusqu'à corsé, lait évaporé crémeux, cardamome écrasée — servi dans une petite tasse en verre brûlante au volant des drive-thru de Salem Al-Mubarak Street.