QA
Le 'battu' du Golfe — riz basmati et poulet réduits en pâte onctueuse à la cuillère bois, parfumés au curcuma, cardamome et lumi (citron noir séché), ancêtre du machboos qatari.
Le riz des pêcheurs du Golfe — crevettes roses charnues, basmati doré au safran et baharat, héritage des dhows de la côte d'Al Khor.
Le majboos qatari — plat national reconnu, riz basmati teint d'or par le safran et acidulé par le loomi noir, viande qui s'effrite, signature de toutes les tablées familiales du vendredi à Doha.
Petits disques moelleux aux pétales de safran et à la cardamome verte, frits jusqu'à l'or, semés de sésame, plat-signature des plateaux qataris à l'iftar de Ramadan et aux Eid.
Le paradoxe du petit-déjeuner qatari : vermicelles fins caramélisés au safran et à la cardamome, surmontés d'une omelette salée — sucré dessous, salé dessus, l'âme du Khaleej dans une assiette.
Le plat des pêcheurs du Golfe — hamour ou mérou doré, riz teinté de bouillon d'oignons brunis jusqu'au bord du noir, baharat à sept épices, amandes et pignons grillés.
Le plat sacré du Ramadan qatari — blé concassé jereesh et agneau pilé jusqu'à l'âme, servi fumant dans les majlis au coucher du soleil pour rompre le jeûne.
Le café d'or du Golfe — torréfaction blonde, cardamome verte fraîchement pilée, parfois safran et eau de rose, versé en filet du long bec de la dallah dans le finjan sans anse — geste d'hospitalité inscrit au Patrimoine Immatériel de l'Humanité par l'UNESCO en 2015.
Les petites boules dorées du Ramadan — pâte aérienne au safran et cardamome, frites en gouttes irrégulières, plongées vivantes dans le dibs noir des dattes Khalas — patrimoine partagé du Golfe servi à l'iftar depuis le XIIIe siècle.
Le café couleur ambre clair, parfumé cardamome et safran, versé en filet depuis la dallah à long bec dans le finjan sans anse — geste de générosité inscrit au Patrimoine Immatériel de l'UNESCO en 2015.